Les ventes résidentielles au Canada poursuivent leur chute en décembre

16 janvier 2019

Ottawa (Ontario), le 15 janvier 2019 – Selon les statistiques publiées aujourd’hui par L’Association canadienne de l’immeuble (ACI), les ventes résidentielles ont affiché, en décembre 2018, une baisse à l’échelle nationale qui se poursuit depuis quatre mois.

Faits saillants :

  • Les ventes résidentielles réalisées à l’échelle nationale ont baissé de 2,5 % de novembre à décembre.
  • Les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont chuté de 19 % par rapport à l’année précédente.
  • Le nombre de nouvelles inscriptions a peu changé de novembre à décembre.
  • L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) a augmenté de 1,6 % d’une année à l’autre en décembre.
  • Le prix de vente moyen au Canada a affiché une baisse de 4,9 % d’une année à l’autre en décembre.

Les ventes résidentielles des systèmes MLS® canadiens ont chuté de 2,5 % en décembre 2018, comparativement à novembre, atteignant leur plus faible niveau annuel depuis 2012. Les baisses mensuelles des ventes depuis septembre ont complètement retranché leur course de l’été dernier pour s’approcher du plus bas niveau enregistré depuis 2013. (Graphique A)

Les transactions ont chuté dans près de 60 % de l’ensemble des marchés locaux en décembre, en raison d’une baisse des ventes dans le Grand Vancouver, l’Île de Vancouver, Ottawa, London and St. Thomas et Halifax-Dartmouth, ainsi que dans une diversité d’autres centres urbains de moyenne et de grandes tailles variant selon la région.

Les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont affiché une baisse de 19 % d’une année à l’autre en décembre 2018, pour s’établir à presque 12 % en deçà de la moyenne sur 10 ans pour le mois de décembre. Les ventes d’habitations ont connu des niveaux inférieurs à ceux de l’année précédente dans les trois quarts de tous les marchés locaux, principalement en Colombie-Britannique, soit dans le Lower Mainland et dans la région de l’Okanagan, à Calgary, à Edmonton, dans le Grand Toronto et à Hamilton-Burlington.

Cette chute est en partie due à des ventes élevées en décembre 2017, car des acheteurs se sont dépêchés de conclure la transaction avant l’entrée en vigueur de la nouvelle simulation de crise pour les prêts hypothécaires, imposée par le gouvernement fédéral à compter du 1er janvier 2018.

« Une année peut faire toute une différence », affirme Barb Sukkau, présidente de l’ACI. « La tendance des ventes a été poussée à la hausse en décembre 2017 par des acheteurs qui ont voulu passer à l’action avant que n’entre en vigueur la nouvelle simulation de crise pour les prêts hypothécaires, imposée par le gouvernement fédéral dès le début de 2018. Depuis, cette simulation pèse sur les ventes à divers degrés, dans tous les marchés de l’habitation au Canada, et elle continuera ainsi cette année. Vu la nature locale du marché immobilier, les courtiers et agents membres de l’ACI continuent d’être votre meilleure source d’information et votre meilleur guide au moment de négocier l’achat ou la vente d’une maison en cette période de transition », précise-t-elle.

« La Banque du Canada a récemment déclaré qu’elle s’attendait à ce que les ventes demeurent au ralenti, tandis que les ménages s’ajustent à cette nouvelle simulation de crise et aux augmentations de taux d’intérêt hypothécaire, et ce, même si les emplois et les salaires continuent d’augmenter », mentionne Gregory Klump, économiste en chef de l’ACI. « En fait, les prévisions économiques de la Banque montrent qu’elle s’attend à ce que le marché du logement nuise à la croissance économique cette année, puisque la simulation de crise a poussé l’accession à la propriété hors d’atteinte pour certains acheteurs de propriété, » ajoute-t-il.

Le nombre de nouvelles inscriptions est demeuré sensiblement le même (+ 0,2 %), de novembre à décembre, des déclins dans près de la moitié de tous les marchés locaux compensant des gains dans les autres marchés.

Étant donné que les ventes ont baissé et que les nouvelles inscriptions sont demeurées stables en décembre, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions a baissé légèrement pour s’établir à 53,3 %, par rapport à 54,8 % en novembre. Cette mesure de l’équilibre du marché se maintient près de sa moyenne à long terme de 53,5 % depuis le début de 2018.

Le degré auquel l’équilibre du marché actuel est au-dessus ou en dessous de sa moyenne à long terme et la durée de ces périodes constituent la meilleure façon d’évaluer si les conditions locales favorisent l’acheteur ou le propriétaire-vendeur. Les mesures de l’équilibre du marché qui se situent à l’intérieur d’un écart type de la moyenne à long terme indiquent d’habitude l’équilibre des conditions du marché.

La comparaison du ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions à la moyenne à long terme montre qu’environ les deux tiers de tous les marchés locaux étaient en équilibre en décembre 2018.

Le nombre de mois d’inventaire, une autre importante mesure de l’équilibre entre l’offre et la demande, désigne le nombre de mois qu’il faudrait compter pour vendre l’inventaire actuel au taux de ventes actuel.

On comptait 5,6 mois d’inventaire à l’échelle nationale à la fin de décembre 2018. Même si ce chiffre correspond presque exactement à la moyenne nationale à long terme pour cette mesure, soit 5,3 mois, le nombre de mois d’inventaire dépasse largement la moyenne à long terme dans les provinces des Prairies, ainsi qu’à Terre-Neuve-et-Labrador. À titre comparatif, la mesure demeure bien en deçà de sa moyenne à long terme, en Ontario et à l’Île-du-Prince-Édouard. Dans les autres provinces, les ventes et l’inventaire sont plus équilibrés.

L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) global et composé a grimpé de 1,6 % d’une année à l’autre en décembre 2018. L’augmentation est plus faible que les gains enregistrés d’une année à l’autre depuis juillet, mais elle demeure largement semblable. (Graphique B)

Les appartements ont affiché les hausses de prix les plus importantes d’une année à l’autre en décembre (+4,9 %), suivis des maisons en rangée (+3,1 %). Par ailleurs, les prix des maisons à deux étages ont légèrement augmenté (+0,4 %), tandis que ceux des maisons unifamiliales à un étage ont légèrement baissé (-0,3 %).

Les tendances continuent de varier grandement au sein des 17 marchés immobiliers suivis par l’IPP MLS®. Les résultats sont variés en Colombie-Britannique. D’une année à l’autre, les prix des maisons sont maintenant en baisse dans le Grand Vancouver (-2,7 %), mais demeurent au-dessus des niveaux notés l’année dernière dans la vallée du Fraser (+2,5 %). Simultanément, on a noté des gains d’une année à l’autre dans les prix à Victoria (+6,4 %) et ailleurs sur l’île de Vancouver (+11 %).

Dans les marchés résidentiels du Grand Golden Horseshoe suivis par l’Indice, les prix des propriétés de référence étaient en hausse par rapport à l’année précédente à Guelph (+6,8 %), dans la région de Niagara (+6,8 %), à Hamilton-Burlington (+6,4 %), à Oakville-Milton (+3,3 %) et dans le Grand Toronto (+3 %). Le prix des maisons demeure légèrement sous les niveaux de l’année précédente dans Barrie & District (-1,1 %).

Dans les Prairies, où l’offre de maisons à vendre est généralement plus élevée que la demande, les prix des propriétés de référence sont demeurés inférieurs à ceux de l’an dernier à Calgary (-3,2 %), à Edmonton (-2 %), à Regina (-5,2 %) et à Saskatoon (-1,2 %). Le prix des maisons demeurera vraisemblablement faible dans ces marchés de l’habitation, jusqu’à ce que l’offre élevée diminue et devienne plus équilibrée par rapport à la demande.

Les prix des propriétés ont augmenté de 6,9 % d’une année à l’autre à Ottawa (poussés par une hausse de 8,3 % du prix des maisons en rangée), de 6 % dans le Grand Montréal (poussés par une hausse de 9,1 % du prix des maisons en rangée) et de 2,5 % dans le Grand Moncton (poussés par une hausse de 12,2 % du prix des maisons en rangée). (Tableau 1)

L’IPP MLS® est le meilleur moyen d’évaluer les tendances des prix, puisque la moyenne des prix est sujette à de fortes distorsions occasionnées par les fluctuations qui surviennent dans la composition des ventes d’un mois à l’autre.

Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des maisons vendues au pays en décembre 2018 dépassait légèrement 472 000 $, soit une baisse de 4,9 % par rapport à la même période l’année précédente. Le déclin d’une année à l’autre reflète à quel point la hausse subite des ventes de décembre 2017, juste avant la simulation de crise pour les prêts hypothécaires, a été plus prononcée dans les marchés plus chers.

Le prix moyen national est largement faussé par les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, qui représentent les deux marchés les plus actifs et les plus chers au Canada. Si l’on exclut ces deux marchés du calcul, le prix moyen baisse de près de 100 000 $ par rapport à la moyenne nationale (à juste un peu moins de 375 000 $).

 

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VOUS ÊTES PRIÉS DE NOTER que les renseignements que renferme le présent communiqué de presse comprennent à la fois les données des systèmes MLS® sur les principaux marchés et les ventes réalisées à l’échelle nationale le mois précédent.

L’ACI tient à signaler que le prix moyen peut servir à déterminer les tendances au cours d’une période, mais qu’il ne révèle pas les prix réels dans les centres regroupant des quartiers très différents, ni ne tient-il compte des différences de prix d’une région géographique à l’autre. Les renseignements statistiques que renferme la présente analyse comprennent toutes les catégories de logements.

Les systèmes MLS® sont des systèmes de commercialisation coopératifs exploités seulement par les chambres immobilières canadiennes aux fins d’assurer la diffusion maximale des propriétés à vendre.

L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) est l’une des plus grandes associations commerciales à vocation unique au Canada. L’ACI œuvre au nom de plus de 125 000 courtiers et agents immobiliers détenteurs du titre REALTOR® qui contribuent au bien-être économique et social des collectivités du Canada. Ensemble, ils défendent les intérêts des propriétaires, des acheteurs et des propriétaires-vendeurs.

Plus de renseignements sont affichés au http://crea.ca/fr/statistics.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec :

Pierre Leduc, Relations auprès des médias
L’Association canadienne de l’immeuble
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